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Articles et ouvrages spécialisés
- 2003
SinOptic remercie vivement Mme Béatrice FERRARI
pour les recherches qu'elle a faites pour compléter
les pages de la rubrique Publications,
qui se trouvent ainsi enrichies.
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| Le
Festival de Miaofeng shan: culture populaire et
politique culturelle
Florence GRAEZER, in Études
chinoises, Paris, 2003, vol. XXII, pp.
283-295.
« Le Festival du « mont
du Pic merveilleux », Miaofeng shan,
situé dans le district de Mentougou, au
nord-ouest de Pékin, a lieu chaque année
durant les quinze premiers jours du quatrième
mois lunaire, et constitue un événement
très important dans le paysage culturel
pékinois. Il réunit de nombreux
groupes pèlerins, parmi lesquels des associations
traditionnelles artistiques de Pékin et
des groupes de yangge contemporain contemporain. »
Le yangge est une danse populaire pratiquée
régulièrement à la tombée
de la nuit par des résidents réunis
en associations de quartier.
Le travail de terrain accompli par Florence GRAEZER
lui a permis de mesurer l'importance de cet endroit
et de son festival, tant pour les associations
elles-mêmes que pour les responsables des
instances culturelles.
Florence GRAEZER est maître assistante
à l'Institut d'anthropologie et de sociologie
de l'Université de Lausanne. |

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| La
condition féminine traditionnelle en Chine.
État de la recherche
Nicolas ZUFFEREY, in Etudes
chinoises, Paris, 2003, vol. XXII, pp.
185-229.
Un article exemplaire, dont voici la conclusion
que nous reproduisons avec l'autorisation de l'auteur :
« En un peu plus de deux décennies,
l'image de la condition féminine en Chine
ancienne a été considérablement
retouchée et enrichie. Grâce à
la diversité d'approches souvent très
imaginatives, grâce surtout à la
qualité générale des chercheurs,
il apparaît que la femme chinoise « a
eu une histoire », qu'elle n'a pas
été la simple victime d'un système
patriarcal, qu'elle ne s'est pas contentée
de quelques rôles passifs et muets. Cette
rectification s'explique en bonne part par la
multiplicité des travaux sur le sujet :
plus d'études ont paru sur la femme chinoise
en vingt ans que durant tout le reste du XXe siècle.
La quantité est telle qu'il est devenu
impossible d'en faire le tour, même si l'on
s'en tient aux travaux en langue anglaise.
Nous n'avons pas fait état ici de la recherche
en langue chinoise, mais ne nous y trompons pas :
si les travaux en langue anglaise sont le plus
facilement accessibles en Occident, et si on ne
peut nier la prépondérance de l'université
américaine dans ce domaine, les études
de qualité publiées en chinois sur
le sujet sont elles aussi nombreuses. Le travail
de ratissage dans l'immense corpus de textes anciens,
sans lequel nombre des études présentées
ci-dessus auraient tout simplement été
impossibles, est principalement à mettre
au crédit des chercheurs chinois; et ceux-ci
ne sont pas les derniers à remettre en
question les idées reçues, et à
proposer de nouvelles lectures des sources. On
notera d'ailleurs que quelques-unes des contributions
les plus intéressantes publiées
en anglais ces dernières années
sont le fait d'auteurs d'origine chinoise; le
fait qu'ils (et elles) aient choisi d'écrire
en anglais est cependant révélateur
du poids de l'université américaine
dans les sciences humaines. Remarquons au passage
que, dans ce foisonnement, la sinologie française
n'est pas très présente. Il existe
bien sûr des publications en français
sur le sujet, mais à l'exception de quelques
études importantes (l'excellent Immortelles
de la Chine ancienne de Catherine Despeux,
par exemple), ce thème ne semble pas très
mobilisateur.
Le principal défaut de ces deux décennies
de recherches est la tentation de confondre l'exception
et la règle. Après tout, même
si elles se comptent par milliers, poétesses,
courtisanes, ou veuves suicidaires ne représentent
qu'une infime minorité des femmes chinoises.
Et si le yin, les pieds bandés ou l'éros
peuvent susciter chez nombre d'hommes une fascination
terrorisée, toutes les femmes chinoises
ne furent évidemment pas des Pan Jinlian
- le fait même de tirer des conc1usions
sur la société chinoise à
travers une fiction comme le Jin Ping Mei
pose un problème de fond. Ce déséquilibre
entre exception et règle s'explique par
la nature des textes, qui, en Chine comme ailleurs,
privilégient les cas remarquables, les
destinées hors du commun, les têtes
qui dépassent. Mais le fait que, dans ce
domaine, c'est la sinologie américaine
qui donne le ton joue peut-être aussi un
rôle : le culte du politiquement correct,
le goût de la contestation, l'omniprésence
de la psychanalyse dans la société
américaine, parmi d'autres facteurs, ou
le poids des gender studies et des sciences sociales
à l'université, expliquent pour
une partie au moins certaines des tendances des
études récentes sur ce sujet. Là
aussi, il est urgent de se rendre compte que d'autres
sinologies « nationales »,
sans forcément transformer le tableau,
pourraient jeter sur celui-ci un éclairage
différent En d'autres termes, il faudrait
plus de recherches françaises, allemandes,
italiennes, russes, etc., sur le sujet. Mais à
un moment où nombre de centres de recherche
européens sur l'Asie se voient imposer
des restrictions budgétaires ou sont menacés
de fermeture, c'est là sans doute un vu
pieux. »
Nicolas Zufferey est professeur de langue et
civilisation chinoises à l'Université
de Genève. |

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| Wang
Lixiong, un intellectuel atypique
Rémi QUESNEL, Hongkong, Perspectives
chinoises, n° 79, septembre - octobre
2003, pp. 59-67.
Voici l'introduction de cet article :
« WANG Lixiong, auteur du célèbre
roman de politique fiction Huanghuo (Péril
jaune) paru au début des années
1990, occupe une place à part dans le monde
intellectuel chinois. Il s'exprimer de manière
très critique vis-à-vis du régime
de Pékin, tout en poursuivant ses activités
en Chine même, et non pas à l'étranger
comme certains dissidents. WANG Lixiong s'est
fait un nom en écrivant des romans, mais
il est aussi actif dans les milieux de protection
de l'environnement chinois et a produit des étudessur
des problèmes sensibles comme la question
des nationalités. Enfin, il anime un site
Internet consacré à ce qu'il
appelle la « démocratie par
étapes ».
Que WANG Lixiong poursuive ses activités
en Chine continentale peut paraître étonnant.
Comment se fait-il qu'il soit toléré ?
Quelles sont les limites à ne pas franchir ?
Avant de traiter ces questions, nous proposons
une vue d'ensemble de la production intellectuelle
de WANG Lixiong, car celle-ci, très peu
traduite, est mal connue en Occident. Nous tenterons
de cerner sa démarche et la façon
dont il envisage son rôle d'intellectuel. » |


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| L'énigme
Confucius
Jean François BILLETER, in Esprit,
n° 167, août 2003, p. 76 ss.
« En replaçant les aphorismes
du penseur chinois dans leur contexte, Jean Levi
(Confucius, Paris, Pygmalion, 2002, 322 p.)
libère ce texte fondateur des traditions
et des commentaires qui en ont fait une autorité.
Retrouver un Confucius plus irrévérencieux
est aussi loccasion de revenir sur les rapports
entre le rite et la langue dans la culture et
lidéologie impériale chinoises. »
M. Billeter commente l'ouvrage de Jean Levi.
Il poursuit la réflexion pour montrer entre
autres comment l'enseignement de Confucius fut
dévoyé par ses thuriféraires
SIMA Qian avait déjà indiqué
que «la dévotion commence dès
le lendemain de la mort du maître».
Le confucianisme devient sous l'empire le «cadre
indépassable de la pensée»,
dont l'une des principales concrétisations
sera son instauration en tant qu'idéologie
impériale par Wudi, empereur des Han (-141 - 87).
Tant Jean Levi que Jean François Billeter
rappellent combien Confucius fut éloigné
du rôle qui lui a été attribué
ensuite au panthéon de la civilisation
chinoise. C'est le grand mérite de ces
deux textes de nous rafraîchir la mémoire
et de nous inciter à relire les textes
du maître, qui disait dans les Entretiens:
"Ceux qui ne suivent que leur propre intérêt
suscitent généralement la rancoeur".
Ou encore: "Du grain et de l'eau fraîche,
mon bras pour oreiller, voilà tout ce qu'il
me faut pour être heureux. Acquérir
des richesses ou des honneurs par des moyens malhonnêtes,
cela m'effleure aussi peu que ces nuages qui passent."
Jean François BILLETER fut professeur
à l'Unité de chinois de l'Université
de Genève. Auteur notamment de:
- Leçons
sur Tchouang-tseu
- Chine
trois fois muette
- Mémoire
sur les études chinoises - à Genève
et ailleurs |
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| Voir
la Chine du haut de son cheval
Mots croisés de destins et proverbes chinois
Eric MEYER, Paris, éditions de l'Aube,
2003, 256 p.
ISBN 2-87678-904-3
« Ce livre s'aventure dans une démarche
rarement explorée, même en Chine :
faire résonner des aventures humaines contemporaines
au gong de proverbes séculaires. Cent vingt
dictons chinois choisis pour leur expressivité
symbolique éclairent autant de scènes
de vie à travers toute la Chine, du Heilongjiang
(frontière russe) à l'île
de Hainan qui fait face au Viêt-nam, du
Xinjiang (frontière pakistanaise) à
Shanghai, trois mille cinq cents kilomètres
plus à l'est. Ces tranches de vie furent
captées dans la presse quotidienne qui
en a justement détecté l'étrangeté,
y compris à l'il chinois.
Ainsi, évitant les exégèses
pesantes, c'est la Chine qui se raconte, presque
directement à nous, à travers le
filtre de ma plume, aussi impartial que je le
peux, et toujours bienveillant. En chaque page,
une histoire et un proverbe agissent ensemble
comme des "mots croisés" du petit
peuple du Céleste Empire, son présent
à l'horizontale, son passé à
la verticale, le proverbe éclairant l'anecdote
et vice versa. On y découvrira qu'au fil
des siècles, au-delà des vicissitudes
de l'histoire, en dépit de l'acculturation
imposée par la révolution socialiste,
cette société a su rester fidèle
à une esthétique de comportement
et de morale. »
écrit l'auteur sur la quatrième
de couverture.
Eric Meyer est journaliste. Installé à
Beijing depuis 1987, il collabore à différents
médias francophones, dont 24 Heures à
Lausanne. Il a rédigé plusieurs
ouvrages dont Pékin place Tiananmen
(Actes Sud, 1989) et Sois
riche et tais-toi (Laffont, 2002).
Voir aussi la page
de présentation dans le site China
Trade Winds, animé par Eric MEYER. |
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| 20th
Anniversary of the Swiss Business Council in Hongkong
Festschrift - Commemorative Book
Hongkong, 2003, 106 p.
Pour célébrer les 20 ans de ses
activités, le Swiss Business Council in
Hongkong (SBC) a publié un recueil d'articles.
Après un message de M. Donald Tsang, Secrétaire
en chef de l'administration hongkongaise, celui
de M. François Barras, Consul général
de Suisse à Hongkong, ainsi qu'une préface
de M. Thomas Meier, Président du SBC, divers
auteurs évoquent la présence suisse:
diplomatie, Association suisse de Hongkong, liaisons
aériennes, milieu bancaire, commerce, horlogerie,
etc.
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| Mots
chinois, mots français
Manuel d'analyse lexicale pour francophones
POIZAT-XIE Honghua et Nicolas ZUFFEREY, Paris,
Youfeng, 2003, 228 p.
ISBN 2-84279-145-2
"Cet ouvrage est destiné aux étudiants
désireux d'améliorer leur connaissance
de la langue chinoise. Il présente dans
le détail, à l'aide de nombreux
exemples, environ 300 mots courants qui posent
problème dans l'apprentissage du chinois
et dans la traduction : ce sont principalement
des mots de sens proche, voire des « synonymes »,
parfois difficiles à distinguer, mais qui
ne sauraient être confondus, que ce soit
par le sens ou dans l'usage.
Une attention particulière a été
attachée aux difficultés spécifiques
des étudiants francophones, et si dans
la majorité des cas ce sont les mots chinois
qui servent de point de départ aux explications,
il a été jugé utile de présenter
également quelques mots français
qui n'ont pas d'équivalent simple en chinois,
et qui sont donc susceptibles de poser des difficultés
aux francophones."
Mme POIZAT-XIE Honghua est docteur
ès lettres (linguistique chinoise) et chargée
d'enseignement de langue chinoise à l'Université
de Genève.
Nicolas ZUFFEREY est professeur de langue et civilisation
chinoises à l'Université de Genève.
Pour toute autre information, consultez également
le site de l'Unité
des études chinoises de l'Université
de Genève. |
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To
the Origins of Confucianism
The Ru in pre-Qin times and during the early Han
dynasty
Nicolas ZUFFEREY, Berne, Peter
Lang , Etudes asiatiques suisse, monographies,
vol. 43, 2003, 409 p., 94.-
ISBN 3-906769-90-9
"Ce livre traite
du ru, un mot trop souvent défini
comme une référence au "lettré
confucéen". L'étude de Nicolas
Zufferey, professeur de langue
et civilisation chinoise à l'Université
de Genève, se divise en deux parties.
Dans la première, l'auteur discute de l'origine
du ru et présente les principales
hypothèses avancées par les spécialistes
chinois à l'heure actuelle. La deuxième
examine le statut et la nature d'un certain nombre
de ru à une période très
importante de l'histoire, à savoir celle
la dynastie des Qin et de la dynastie des Han antérieurs
(IIIe-IIe siècles avant J.-C.), avec l'interprétation
d'épisodes célèbres, tels l'exécution
des lettrés en -212 et la prétendue
victoire de confucianisme un siècle plus
tard."
"This book deals with
the ru, a word too often understood as a
reference to "Confucian literati". The
study consists fo two parts. In the first part the
author discusses the problem of the origins of the ru and presents the main hypotheses offered
by modern Chinese scholars in this respect. The
second part examines the status and nature of a
number of ru at a very important period in
their history, namely the Qin dynasty and the early
Han dynasty (3rd to 2nd centuries B.C.), with the
interpretation of famous episodes such as the "execution
of literati" in 212, and the so-called victory
of Confucianism one century later." |
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| Les
Lumières de Hongkong et les brumes
de la traduction
A propos des éditions françaises
de deux romans chinois contemporains
Nicolas ZUFFEREY, Hongkong, Perspectives
chinoises, n° 75, janvier-février
2003, pp. 64-70.
Il est rare que les questions liées à
la traduction fassent l'objet d'un article documenté
dans une revue spécialisée. Devant
l'augmentation du nombre d'uvres littéraires
chinoises qui sont traduites en français,
Nicolas Zufferey, professeur de langue
et civilisation chinoise à l'Université
de Genève, a choisi deux exemples pour
illustrer, avec brio, les difficultés de
l'exercice. Le premier, WANG Anyi, Xiangang
qing yu ai (1994), publié chez Picquier
en 2001 sous le titre Les lumières de
Hongkong montre une traduction « réellement
insuffisante », où maladresses,
imprécisions et manque de cohésion
sont patents. Au final, un texte éclaté,
sans cohérence, ni logique interne. Pour
s'en convaincre, il suffira de comparer un bref
extrait tiré de la version française
avec la traduction proposée par Nicolas
Zufferey.
Le second exemple, YU Hua, Xu Sanguan mai xue
ji (1996), paru sous le titre Le vendeur
de sang chez Actes Sud en 1997, malgré
une traduction « globalement bonne »
pose un autre problème, celui des choix
de traduction qui empêchent de rendre toute
la saveur de l'original (niveau de langue, réflexion
insuffisante sur le statut du narrateur).
Les contraintes de l'édition, qui entraînent
souvent précipitation dans le travail et
manque de contrôle des versions françaises,
sont mentionnées par Nicolas Zufferey pour
expliquer en partie le constat qu'il dresse. Il
ne se fait toutefois pas faute de rappeler que
l'art de la traduction « présuppose
un grand nombre de compétences : maîtrise
des langues de départ et d'arrivée,
refus de la facilité, sensibilité
littéraire, rigueur intellectuelle »
ainsi que, ajoute-t-il, « rigueur morale »,
et « qu'un vernis linguistique et quelques
dictionnaires ne suffisent certainement pas à
faire un bon traducteur ».
Une autre contribution « suisse »
figure dans ce même numéro. Florence
Graezer, assistante d'enseignement et de recherche
à l'Institut d'anthropologie et de sociologie
de l'Université de Lausanne, y présente
une critique du livre de Catherine Capdeville-Zeng, Rites
et rock à Pékin. Tradition et modernité
de la musique rock dans la société
chinoise (Paris, Les Indes savantes (Asie
XXI), 2001, 350 p.)
Adresse utile:
Perspectives chinoises
Centre d'études français
sur la Chine contemporaine
Room 304, Yu Yuet Lai Building
43-55 Wyndham Street
Central, Hong Kong
TEL. +852 2815 1728 FAX +852 2815 3211
E-mail: cefc@cefc.com.hk |
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| Voyage
en Indo-Chine
Et dans l'Empire chinois
Louis de CARNÉ, Editions
Olizane, Genève, 2003, 448 p.
Format 14 x 21 cm, broché. Prix: CHF 49,--
ISBN 2-88086-296-5
Aux débuts de la colonisation française
en Indo-Chine, une Commission d´exploration
du Mékong fut créée dans
le but d´examiner la possibilité
de rejoindre la Chine par le fleuve et d´en
faire une voie propice aux échanges commerciaux
avec l´Indochine et donc avec la France.
Membre de cette expédition aux côtés
d´Ernest Doudart de Lagrée et de
Francis Garnier, Louis de Carné en a rapporté
un récit vivant, riche en renseignements
sur les contrées traversées et surtout
sur les difficultés auxquelles l´expédition
a été confrontée tout u long
de son périple. Mais les explorateurs ontn
dû se rendre à l´évidence:
le Mékong n´est pas navigable jusqu´à
sa source. Ainsi, ils ont été contraints
de continuer par voie terrestre jusqu´au
fleuve Bleu, le Yang-Tsé-Kiang, qui leur
a permis de rejoindre Shanghai, avant de retourner
à Saïgon.
Ce voyage, traversant jungles, contrées
désertes et pays dévastés
par la guerre, fut fatale à Doudart de
Lagrée, chef de la mission, qui mourut
des fièvres en cours de route.
A son retour à Paris, très éprouvé
par la maladie, Louis de Carné consacra
toute son énergie à la rédaction
finale de son récit. Mais sa mort prématurée,
à l´âge de seulement 27 ans,
ne lui laissa pas le temps de l´achever.
C´est son père, l´académicien
le Comte de Carné, qui signa la préface
et se chargea de la publication du livre, paru
en 1872 et aussitôt traduit en anglais.
Curieusement, aucune nouvelle édition française
n´a jamais été réalisée
depuis cette date et c´est le rapport officiel
de Garnier qui a marqué le public.
(communiqué de presse des Éditions
Olizane) |
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| La
Haute-Asie telle qu'ils l'ont vue
Explorateurs et scientifiques entre 1820 et 1940
Aymon BAUD, Philippe FORÊT, Svetlana GORSHENINA,
Genève, Editions
Olizane, 2003, 144 p.
Format 21 x 28 cm, broché, plus de 100
photographies bi-chrome, 17 illustrations en couleurs
Prix: CHF 49,--
ISBN 2-88086-299-X
La Haute-Asie a toujours fasciné le monde
occidental. Mais ce n'est qu'à partir de
1820 que s'organisent de véritables expéditions
scientifiques chargées de réunir
des relevés cartographiques, géographiques
et géologiques, ainsi que des observations
sur la faune et la flore. Des études ethnographiques,
historiques et archéologiques viendront
ensuite compléter la perception de la région.
C'est à cette histoire des explorations
dans le vaste espace compris entre les plaines
de l'Inde du Nord, l'Himalaya, les Pamirs et les
déserts de Taklamakan et de Gobi qu'est
entraîné le lecteur. L'ouvrage présente
en particulier les découvertes dans les
domaines des sciences naturelles et humaines;
il est richement illustré de photographies,
aquarelles, gravures et cartes de l'époque,
documents ensevelis dans des archives d'accès
difficile ou éparpillés dans des
publications rares.
Cet ouvrage est édité à l'occasion
de l'exposition temporaire organisée par
le Musée cantonal de géologie à
Lausanne, à l'espace Arlaud, du 28 mars
au 27 juillet 2003: La Haute-Asie telle qu'ils
l'on vue explorateurs et géologues de 1820
à 1940.
Les auteurs:
Aymon Baud est directeur du Musée cantonal
de géologie de Lausanne. Il a effectué
des recherches géologiques au Tibet, au
Cachemire, au Ladakh et dans le Lahul.
Philippe Forêt est géographe, sinologue
et spécialiste du paysage chinois.
Svetlana Gorshenina est historienne, spécialiste
de l'Asie centrale. Citoyenne d'Ouzbékistan,
elle appartient, par ses origines, à la
première génération de sa
famille installée en Asie centrale, où
elle a entamé ses études sur l'art
de l'Europe et de l'Asie centrale. Outre de nombreux
articles scientifiques, elle a déjà
publié aux Editions Olizane La Route de
Samarcande (2000), et Explorateurs en Asie centrale.
Voyageurs et Aventuriers de Marco Polo à
Ella Maillart (2003).
(communiqué de presse des Éditions
Olizane) |
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| Explorateurs
en Asie centrale
Voyageurs et aventuriers de Marco Polo à
Ella Maillart
Svetlana GORSHENINA, Genève, Editions
Olizane, 2003, 544 p.
Format 14x21 cm, broché, 20 illustrations
noir/blanc, CHF 49.--
ISBN 2-88086-295-7
L'exploration de l'Asie centrale n'a pas été
le fruit du hasard. Elle n'a pas davaI1tage entraîné
le type d'aventures romantiques qui ont résulté,
en leurs temps, de la découverte de l'Amérique
ou des Indes. A la fin du XIX" siècle,
cette région occupait une position ambiguë
aux yeux des Européens. Selon des points
de vue opposés, l'Asie centrale était
alors perçue tantôt de manière
élogieuse, comme le cur du continent
asiatique où fleurissaient en symbiose
de grandes civilisations, tantôt avec un
mépris avoué, réduite à
une simple périphérie des mondes
voisins qui leur paraissaient infiniment plus
riches, tels que la Perse, les Indes ou la Chine...
Des pérégrinations de Marco Polo
jusqu'aux aventures d'Ella Maillart en pleine
période soviétique, Svetlana Gorshenina
a retrouvé la trace des Occidentaux qui
se sont rendus en Asie centrale, pourtant fermée
durant de longues périodes aux visiteurs
étrangers. Elle relate les circonstances
de leurs voyages, leurs motivations, ainsi que
l'héritage qui a survécu de leurs
explorations et de leurs aventures. Dans ce contexte
sont largement évoquées les grandes
manuvres du Great Game, la rivalité
qui a opposé Britanniques et Russes pour
le contrôle de cette région stratégiquement
importante et qui préfigure, après
un siècle de mise à l'écart,
les enjeux de la géopolitique mondiale
d'aujourd'hui.
L'auteure:
Svetlana Gorshenina (voir notice précédente).
(communiqué de presse des Éditions
Olizane) |
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| Regards
inédits sur le monde politique chinois
Michel HAMMER, Genève, Institut universitaire
de hautes études internationales, Working
Papers #00/1, 2003, 80 p.
Version pdf
(438 kb). |
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Die Exterritorialitätsrechte der Schweiz in China (1918-1946)
ZHOU Yufang
Berne, P. Lang, 2003, 296 p. Études asiatiques suisses, monographes n° 46, CHF 78,--
ISBN 978-3-906770-68-0
Présentation tirée du site de l'éditeur:
« Nach dem Opiumkrieg (1840-1842) wurde das chinesische Kaiserreich gezwungen, den westlichen Mächten die Exterritorialitätsrechte zu gewähren, damit die dort lebenden Staatsangehörigen der Rechtssprechung der Konsularvertretung in China unterstellt werden konnten. Entgegen anderen europäischen Staaten ergriff die Schweiz nie die Initiative zu konsularischen und diplomatischen Beziehungen. Die Schweiz liess ihre Bürger aufgrund zunehmender Handelsinteressen in China dem Schutz der Grossmächte unterstellen. Auf diese Weise genossen die Chinaschweizer die gleichen Vorrechte wie die Bürger der Grossmächte. Erst im Ersten Weltkrieg empfanden die Schweizer in China den Schutz der Grossmächte als unbefriedigend.
Die vorliegende Studie leistet einen Beitrag zur Geschichte der schweizerisch-chinesischen Beziehungen in der Zeit von 1918 bis 1946. Zentrales Thema der Arbeit sind die Exterritorialitätsrechte in China, welche die Entwicklung der diplomatischen Beziehungen der Schweiz mit China grundlegend prägen. Der Erwerb und die Rückgabe dieser Rechte unter dem Druck der internationalen Lage werden eingehend dargestellt. Die Arbeit beleuchtet auf eindrückliche Weise die Besonderheiten der damaligen Schweizer Aussenpolitik mit China.
Aus dem Inhalt
Die Exterritorialitätsrechte im Freundschaftsvertrag der Schweiz mit China - Der lange Weg zum Freundschaftsvertrag - Beweggründe für einen Vertrag - Die Initiative von Salis' - Die Zusicherung der Exterritorialitätsrechte für die Schweiz - Die Besonderheiten des Freundschaftsvertrages - Die Stellungnahme der Schweiz zum Verzicht auf ihre Rechte - Die einseitige Erklärung Chinas über das Ende der Exterritorialitätsrechte - Verzicht auf die Exterritorialitätsrechte der Schweiz - Japans Druck auf die Schweiz - Die Schweiz im Dilemma.
«Die Dissertation von Yufang Zhou behandelt ein wichtiges Thema der schweizerischen Überseegeschichte, zu der nur wenige Publikationen erscheinen. [...] Das fundierte Werk basiert hauptsächlich auf Quellen des Bundesarchivs Bern und auf Unterlagen aus dem Nachlaß von Ferdinand von Salis, dem engagierten Schweizer Botschafter in Tokio, dessen Anliegen es war, die diplomatische Vertretung der Schweiz in China vertraglich zu regeln.» (Stefan Sigerist, Jahrbuch für Europäische Überseegeschichte)
Die Autorin
ZHOU Yufang, geb. 1949 in China, kam nach mehrjähriger Tätigkeit als Lektorin an der «Shanghai International Studies University» über einen akademischen Austausch 1983 in die Schweiz. An den Universitäten Fribourg und Zürich bildete sie sich in Germanistik, Linguistik und Schweizer Geschichte weiter. Anschliessend Studium in Zeitgeschichte an der Universität Fribourg. Parallel zu ihrer Tätigkeit als Übersetzerin bei mehreren Schweizer Firmen auf dem Gebiete des Maschinenexportes, promovierte die Autorin im Jahre 2001 in Zeitgeschichte mit der vorliegenden Arbeit. Zur Zeit engagiert sie sich für Handelsbeziehungen der Schweiz mit China und arbeitet als Dolmetscherin u.a. beim Bund. |
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