Éditorial du numéro 3/2026 du VDLC – L’IA qui parle comme un ami: pourquoi Pékin veut freiner les «compagnons artificiels».
« En Chine comme ailleurs, les assistants virtuels ne se contentent plus de répondre à des questions ou d’envoyer des e-mails. Ils écoutent, consolent, plaisantent, mémorisent les habitudes de leurs utilisateurs et entretiennent parfois une relation qui ressemble, à s’y méprendre, à une amitié. C’est précisément cette frontière floue entre technologie et lien humain que Pékin entend désormais encadrer.
Fin décembre, l’Administration du cyberespace de Chine (CAC) a publié un projet de réglementation visant les intelligences artificielles dites «à interaction humaine » : avatars vocaux ou visuels, chatbots émotionnels, compagnons numériques capables d’imiter une personnalité ou de créer une proximité affective. Le texte, soumis à consultation publique jusqu’à fin janvier, classe ces outils parmi les technologies «à haut risque». […] »