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2003

2003 2017-12-26T12:18:01+00:00

Articles et ouvrages spécialisés – 2003

Florence GRAEZER Le Festival de Miaofeng shan
Culture populaire et politique culturelle
Nicolas ZUFFEREY La condition féminine traditionnelle en Chine
État de la recherche
Rémi QUESNEL Wang Lixiong, un intellectuel atypique
Jean François BILLETER L’énigme Confucius
Eric MEYER Voir la Chine du haut de son cheval
Swiss Business Council
in Hong Kong
20th Anniversary of the Swiss Business Council in Hongkong
Festschrift – Commemorative Book
POIZAT-XIE Honghua
et Nicolas ZUFFEREY
Mots chinois, mots français
Manuel d’analyse lexicale pour francophones
Nicolas ZUFFEREY To the Origins of Confucianism
Nicolas ZUFFEREY Les Lumières de Hongkong et les brumes de la traduction
Louis de CARNÉ Voyage en Indo-Chine
Et dans l’Empire chinois
Aymon BAUD, Philippe FORÊT,
Svetlana GORSHENINA
La Haute-Asie telle qu’ils l’ont vue
Explorateurs et scientifiques entre 1820 et 1940
Svetlana GORSHENINA Explorateurs en Asie centrale
Voyageurs et aventuriers de Marco Polo à Ella Maillart
Michel HAMMER Regards inédits sur le monde politique chinois
ZHOU Yufang Die Exterritorialitätsrechte der Schweiz in China (1918-1946)
CHIANG Guo-chang 50 Jahre Bethlehem Mission in Taiwan 1953-2003
Romain FELLI La Chine urbaine en transition : le cas des politiques du patrimoine à Pékin

Le Festival de Miaofeng shan: culture populaire et politique culturelle
Florence GRAEZER, in Études chinoises, Paris, 2003, vol. XXII, pp. 283-295.

« Le Festival du « mont du Pic merveilleux », Miaofeng shan, situé dans le district de Mentougou, au nord-ouest de Pékin, a lieu chaque année durant les quinze premiers jours du quatrième mois lunaire, et constitue un événement très important dans le paysage culturel pékinois. Il réunit de nombreux groupes pèlerins, parmi lesquels des associations traditionnelles artistiques de Pékin et des groupes de yangge contemporain contemporain. »
Le yangge est une danse populaire pratiquée régulièrement à la tombée de la nuit par des résidents réunis en associations de quartier.Le travail de terrain accompli par Florence GRAEZER lui a permis de mesurer l’importance de cet endroit et de son festival, tant pour les associations elles-mêmes que pour les responsables des instances culturelles.

Florence GRAEZE était à cette époque maître assistante à l’Institut d’anthropologie et de sociologie de l’Université de Lausanne.

 


La condition féminine traditionnelle en Chine. État de la recherche
Nicolas ZUFFEREY, in Etudes chinoises, Paris, 2003, vol. XXII, pp. 185-229.

Un article exemplaire, dont voici la conclusion que nous reproduisons avec l’autorisation de l’auteur :« En un peu plus de deux décennies, l’image de la condition féminine en Chine ancienne a été considérablement retouchée et enrichie. Grâce à la diversité d’approches souvent très imaginatives, grâce surtout à la qualité générale des chercheurs, il apparaît que la femme chinoise « a eu une histoire », qu’elle n’a pas été la simple victime d’un système patriarcal, qu’elle ne s’est pas contentée de quelques rôles passifs et muets. Cette rectification s’explique en bonne part par la multiplicité des travaux sur le sujet : plus d’études ont paru sur la femme chinoise en vingt ans que durant tout le reste du XXe siècle. La quantité est telle qu’il est devenu impossible d’en faire le tour, même si l’on s’en tient aux travaux en langue anglaise.Nous n’avons pas fait état ici de la recherche en langue chinoise, mais ne nous y trompons pas : si les travaux en langue anglaise sont le plus facilement accessibles en Occident, et si on ne peut nier la prépondérance de l’université américaine dans ce domaine, les études de qualité publiées en chinois sur le sujet sont elles aussi nombreuses. Le travail de ratissage dans l’immense corpus de textes anciens, sans lequel nombre des études présentées ci-dessus auraient tout simplement été impossibles, est principalement à mettre au crédit des chercheurs chinois; et ceux-ci ne sont pas les derniers à remettre en question les idées reçues, et à proposer de nouvelles lectures des sources. On notera d’ailleurs que quelques-unes des contributions les plus intéressantes publiées en anglais ces dernières années sont le fait d’auteurs d’origine chinoise; le fait qu’ils (et elles) aient choisi d’écrire en anglais est cependant révélateur du poids de l’université américaine dans les sciences humaines. Remarquons au passage que, dans ce foisonnement, la sinologie française n’est pas très présente. Il existe bien sûr des publications en français sur le sujet, mais à l’exception de quelques études importantes (l’excellent Immortelles de la Chine ancienne de Catherine Despeux, par exemple), ce thème ne semble pas très mobilisateur.Le principal défaut de ces deux décennies de recherches est la tentation de confondre l’exception et la règle. Après tout, même si elles se comptent par milliers, poétesses, courtisanes, ou veuves suicidaires ne représentent qu’une infime minorité des femmes chinoises. Et si le yin, les pieds bandés ou l’éros peuvent susciter chez nombre d’hommes une fascination terrorisée, toutes les femmes chinoises ne furent évidemment pas des Pan Jinlian – le fait même de tirer des conc1usions sur la société chinoise à travers une fiction comme le Jin Ping Mei pose un problème de fond. Ce déséquilibre entre exception et règle s’explique par la nature des textes, qui, en Chine comme ailleurs, privilégient les cas remarquables, les destinées hors du commun, les têtes qui dépassent. Mais le fait que, dans ce domaine, c’est la sinologie américaine qui donne le ton joue peut-être aussi un rôle : le culte du politiquement correct, le goût de la contestation, l’omniprésence de la psychanalyse dans la société américaine, parmi d’autres facteurs, ou le poids des gender studies et des sciences sociales à l’université, expliquent pour une partie au moins certaines des tendances des études récentes sur ce sujet. Là aussi, il est urgent de se rendre compte que d’autres sinologies « nationales », sans forcément transformer le tableau, pourraient jeter sur celui-ci un éclairage différent En d’autres termes, il faudrait plus de recherches françaises, allemandes, italiennes, russes, etc., sur le sujet. Mais à un moment où nombre de centres de recherche européens sur l’Asie se voient imposer des restrictions budgétaires ou sont menacés de fermeture, c’est là sans doute un vœu pieux. »

Nicolas ZUFFEREY est professeur de langue et civilisation chinoises à l’Université de Genève.

 


Wang Lixiong, un intellectuel atypique
Rémi QUESNEL, Hongkong, Perspectives chinoises, n° 79, septembre – octobre 2003, pp. 59-67.

Voici l’introduction de cet article :
« WANG Lixiong, auteur du célèbre roman de politique fiction Huanghuo (Péril jaune) paru au début des années 1990, occupe une place à part dans le monde intellectuel chinois. Il s’exprimer de manière très critique vis-à-vis du régime de Pékin, tout en poursuivant ses activités en Chine même, et non pas à l’étranger comme certains dissidents. WANG Lixiong s’est fait un nom en écrivant des romans, mais il est aussi actif dans les milieux de protection de l’environnement chinois et a produit des études sur des problèmes sensibles comme la question des nationalités. Enfin, il anime un site Internet consacré à ce qu’il appelle la « démocratie par étapes ».
Que WANG Lixiong poursuive ses activités en Chine continentale peut paraître étonnant. Comment se fait-il qu’il soit toléré ? Quelles sont les limites à ne pas franchir ? Avant de traiter ces questions, nous proposons une vue d’ensemble de la production intellectuelle de WANG Lixiong, car celle-ci, très peu traduite, est mal connue en Occident. Nous tenterons de cerner sa démarche et la façon dont il envisage son rôle d’intellectuel. »


L’énigme Confucius
Jean François BILLETER, in Esprit, n° 167, août 2003, p. 76 ss.

« En replaçant les aphorismes du penseur chinois dans leur contexte, Jean Levi (Confucius, Paris, Pygmalion, 2002, 322 p.) libère ce texte fondateur des traditions et des commentaires qui en ont fait une autorité. Retrouver un Confucius plus irrévérencieux est aussi l’occasion de revenir sur les rapports entre le rite et la langue dans la culture et l’idéologie impériale chinoises. »M. Billeter commente l’ouvrage de Jean Levi. Il poursuit la réflexion pour montrer entre autres comment l’enseignement de Confucius fut dévoyé par ses thuriféraires. SIMA Qian avait déjà indiqué que «la dévotion commence dès le lendemain de la mort du maître». Le confucianisme devient sous l’empire le «cadre indépassable de la pensée», dont l’une des principales concrétisations sera son instauration en tant qu’idéologie impériale par Wudi, empereur des Han (-141 – 87).
Tant Jean Levi que Jean François Billeter rappellent combien Confucius fut éloigné du rôle qui lui a été attribué ensuite au panthéon de la civilisation chinoise. C’est le grand mérite de ces deux textes de nous rafraîchir la mémoire et de nous inciter à relire les textes du maître, qui disait dans les Entretiens: « Ceux qui ne suivent que leur propre intérêt suscitent généralement la rancoeur ». Ou encore: « Du grain et de l’eau fraîche, mon bras pour oreiller, voilà tout ce qu’il me faut pour être heureux. Acquérir des richesses ou des honneurs par des moyens malhonnêtes, cela m’effleure aussi peu que ces nuages qui passent. »

Jean François BILLETER fut professeur à l’Unité de chinois de l’Université de Genève. Auteur notamment de:
Leçons sur Tchouang-tseu
Chine trois fois muette
Mémoire sur les études chinoises – à Genève et ailleurs

Voir la Chine du haut de son cheval
Mots croisés de destins et proverbes chinois
Eric MEYER, Paris, éditions de l’Aube, 2003, 256 p.
ISBN 2-87678-904-3

« Ce livre s’aventure dans une démarche rarement explorée, même en Chine : faire résonner des aventures humaines contemporaines au gong de proverbes séculaires. Cent vingt dictons chinois choisis pour leur expressivité symbolique éclairent autant de scènes de vie à travers toute la Chine, du Heilongjiang (frontière russe) à l’île de Hainan qui fait face au Viêt-nam, du Xinjiang (frontière pakistanaise) à Shanghai, trois mille cinq cents kilomètres plus à l’est. Ces tranches de vie furent captées dans la presse quotidienne qui en a justement détecté l’étrangeté, y compris à l’œil chinois.
Ainsi, évitant les exégèses pesantes, c’est la Chine qui se raconte, presque directement à nous, à travers le filtre de ma plume, aussi impartial que je le peux, et toujours bienveillant. En chaque page, une histoire et un proverbe agissent ensemble comme des « mots croisés » du petit peuple du Céleste Empire, son présent à l’horizontale, son passé à la verticale, le proverbe éclairant l’anecdote et vice versa. On y découvrira qu’au fil des siècles, au-delà des vicissitudes de l’histoire, en dépit de l’acculturation imposée par la révolution socialiste, cette société a su rester fidèle à une esthétique de comportement et de morale. »
écrit l’auteur sur la quatrième de couverture.

Eric Meyer est journaliste. Installé à Beijing depuis 1987, il collabore à différents médias francophones, dont 24 Heures à Lausanne. Il a rédigé plusieurs ouvrages dont Pékin place Tiananmen (Actes Sud, 1989) et Sois riche et tais-toi (Laffont, 2002).

20th Anniversary of the Swiss Business Council in Hongkong
Festschrift – Commemorative Book

Hongkong, 2003, 106 p.

Pour célébrer les 20 ans de ses activités, le Swiss Business Council in Hongkong (SBC) a publié un recueil d’articles. Après un message de M. Donald Tsang, Secrétaire en chef de l’administration hongkongaise, celui de M. François Barras, Consul général de Suisse à Hongkong, ainsi qu’une préface de M. Thomas Meier, Président du SBC, divers auteurs évoquent la présence suisse: diplomatie, Association suisse de Hongkong, liaisons aériennes, milieu bancaire, commerce, horlogerie, etc.

Mots chinois, mots français
Manuel d’analyse lexicale pour francophones
POIZAT-XIE Honghua et Nicolas ZUFFEREY, Paris, Youfeng, 2003, 228 p.
ISBN 2-84279-145-2″

Cet ouvrage est destiné aux étudiants désireux d’améliorer leur connaissance de la langue chinoise. Il présente dans le détail, à l’aide de nombreux exemples, environ 300 mots courants qui posent problème dans l’apprentissage du chinois et dans la traduction : ce sont principalement des mots de sens proche, voire des « synonymes », parfois difficiles à distinguer, mais qui ne sauraient être confondus, que ce soit par le sens ou dans l’usage.
Une attention particulière a été attachée aux difficultés spécifiques des étudiants francophones, et si dans la majorité des cas ce sont les mots chinois qui servent de point de départ aux explications, il a été jugé utile de présenter également quelques mots français qui n’ont pas d’équivalent simple en chinois, et qui sont donc susceptibles de poser des difficultés aux francophones. »

Mme POIZAT-XIE Honghua est docteur ès lettres (linguistique chinoise) et chargée d’enseignement de langue chinoise à l’Université de Genève.
Nicolas ZUFFEREY est professeur de langue et civilisation chinoises à l’Université de Genève.Pour toute autre information, consultez également le site de l’Unité des études chinoises de l’Université de Genève.

To the Origins of Confucianism
The Ru in pre-Qin times and during the early Han dynasty
Nicolas ZUFFEREY, Berne, Peter Lang , Etudes asiatiques suisse, monographies,
vol. 43, 2003, 409 p., 94.-
ISBN 3-906769-90-9″

Ce livre traite du ru, un mot trop souvent défini comme une référence au « lettré confucéen ». L’étude de Nicolas Zufferey, professeur de langue et civilisation chinoise à l’Université de Genève, se divise en deux parties. Dans la première, l’auteur discute de l’origine du ru et présente les principales hypothèses avancées par les spécialistes chinois à l’heure actuelle. La deuxième examine le statut et la nature d’un certain nombre de ru à une période très importante de l’histoire, à savoir celle la dynastie des Qin et de la dynastie des Han antérieurs (IIIe-IIe siècles avant J.-C.), avec l’interprétation d’épisodes célèbres, tels l’exécution des lettrés en -212 et la prétendue victoire de confucianisme un siècle plus tard. » »This book deals with the ru, a word too often understood as a reference to « Confucian literati ». The study consists fo two parts. In the first part the author discusses the problem of the origins of the ru and presents the main hypotheses offered by modern Chinese scholars in this respect. The second part examines the status and nature of a number of ru at a very important period in their history, namely the Qin dynasty and the early Han dynasty (3rd to 2nd centuries B.C.), with the interpretation of famous episodes such as the « execution of literati » in 212, and the so-called victory of Confucianism one century later. »

Les Lumières de Hongkong et les brumes de la traduction
A propos des éditions françaises de deux romans chinois contemporains

Nicolas ZUFFEREY, Hongkong, Perspectives chinoises, n° 75, janvier-février 2003, pp. 64-70.

Il est rare que les questions liées à la traduction fassent l’objet d’un article documenté dans une revue spécialisée. Devant l’augmentation du nombre d’œuvres littéraires chinoises qui sont traduites en français, Nicolas Zufferey, professeur de langue et civilisation chinoise à l’Université de Genève, a choisi deux exemples pour illustrer, avec brio, les difficultés de l’exercice. Le premier, WANG Anyi, Xiangang qing yu ai (1994), publié chez Picquier en 2001 sous le titre Les lumières de Hongkong montre une traduction « réellement insuffisante », où maladresses, imprécisions et manque de cohésion sont patents. Au final, un texte éclaté, sans cohérence, ni logique interne. Pour s’en convaincre, il suffira de comparer un bref extrait tiré de la version française avec la traduction proposée par Nicolas Zufferey.Le second exemple, YU Hua, Xu Sanguan mai xue ji (1996), paru sous le titre Le vendeur de sang chez Actes Sud en 1997, malgré une traduction « globalement bonne » pose un autre problème, celui des choix de traduction qui empêchent de rendre toute la saveur de l’original (niveau de langue, réflexion insuffisante sur le statut du narrateur).Les contraintes de l’édition, qui entraînent souvent précipitation dans le travail et manque de contrôle des versions françaises, sont mentionnées par Nicolas Zufferey pour expliquer en partie le constat qu’il dresse. Il ne se fait toutefois pas faute de rappeler que l’art de la traduction « présuppose un grand nombre de compétences : maîtrise des langues de départ et d’arrivée, refus de la facilité, sensibilité littéraire, rigueur intellectuelle » ainsi que, ajoute-t-il, « rigueur morale », et « qu’un vernis linguistique et quelques dictionnaires ne suffisent certainement pas à faire un bon traducteur ».Une autre contribution « suisse » figure dans ce même numéro. Florence GRAEZER, assistante d’enseignement et de recherche à l’Institut d’anthropologie et de sociologie de l’Université de Lausanne, y présente une critique du livre de Catherine CAPDEVILLE-ZENG, Rites et rock à Pékin. Tradition et modernité de la musique rock dans la société chinoise (Paris, Les Indes savantes (Asie XXI), 2001, 350 p.)

Adresse utile:
Perspectives chinoises
Centre d’études français sur la Chine contemporaine
Room 304, Yu Yuet Lai Building
43-55 Wyndham Street
Central, Hong Kong
TEL. +852 2815 1728 FAX +852 2815 3211
E-mail: cefc@cefc.com.hk


Voyage en Indo-Chine
Et dans l’Empire chinois
Louis de CARNÉ, Editions Olizane, Genève, 2003, 448 p.
Format 14 x 21 cm, broché. Prix: CHF 49,–
ISBN 2-88086-296-5

Aux débuts de la colonisation française en Indo-Chine, une Commission d´exploration du Mékong fut créée dans le but d´examiner la possibilité de rejoindre la Chine par le fleuve et d´en faire une voie propice aux échanges commerciaux avec l´Indochine et donc avec la France.
Membre de cette expédition aux côtés d´Ernest Doudart de Lagrée et de Francis Garnier, Louis de Carné en a rapporté un récit vivant, riche en renseignements sur les contrées traversées et surtout sur les difficultés auxquelles l’expédition a été confrontée tout u long de son périple. Mais les explorateurs ontn dû se rendre à l’évidence: le Mékong n’est pas navigable jusqu´à sa source. Ainsi, ils ont été contraints de continuer par voie terrestre jusqu´au fleuve Bleu, le Yang-Tsé-Kiang, qui leur a permis de rejoindre Shanghai, avant de retourner à Saïgon.
Ce voyage, traversant jungles, contrées désertes et pays dévastés par la guerre, fut fatale à Doudart de Lagrée, chef de la mission, qui mourut des fièvres en cours de route.
A son retour à Paris, très éprouvé par la maladie, Louis de Carné consacra toute son énergie à la rédaction finale de son récit. Mais sa mort prématurée, à l´âge de seulement 27 ans, ne lui laissa pas le temps de l´achever. C´est son père, l´académicien le Comte de Carné, qui signa la préface et se chargea de la publication du livre, paru en 1872 et aussitôt traduit en anglais.
Curieusement, aucune nouvelle édition française n´a jamais été réalisée depuis cette date et c’est le rapport officiel de Garnier qui a marqué le public.
(communiqué de presse des Éditions Olizane)

La Haute-Asie telle qu’ils l’ont vue
Explorateurs et scientifiques entre 1820 et 1940

Aymon BAUD, Philippe FORÊT, Svetlana GORSHENINA, Genève, Editions Olizane, 2003, 144 p.
Format 21 x 28 cm, broché, plus de 100 photographies bi-chrome, 17 illustrations en couleurs
Prix: CHF 49,–
ISBN 2-88086-299-X

La Haute-Asie a toujours fasciné le monde occidental. Mais ce n’est qu’à partir de 1820 que s’organisent de véritables expéditions scientifiques chargées de réunir des relevés cartographiques, géographiques et géologiques, ainsi que des observations sur la faune et la flore. Des études ethnographiques, historiques et archéologiques viendront ensuite compléter la perception de la région.
C’est à cette histoire des explorations dans le vaste espace compris entre les plaines de l’Inde du Nord, l’Himalaya, les Pamirs et les déserts de Taklamakan et de Gobi qu’est entraîné le lecteur. L’ouvrage présente en particulier les découvertes dans les domaines des sciences naturelles et humaines; il est richement illustré de photographies, aquarelles, gravures et cartes de l’époque, documents ensevelis dans des archives d’accès difficile ou éparpillés dans des publications rares.Cet ouvrage est édité à l’occasion de l’exposition temporaire organisée par le Musée cantonal de géologie à Lausanne, à l’espace Arlaud, du 28 mars au 27 juillet 2003: La Haute-Asie telle qu’ils l’on vue explorateurs et géologues de 1820 à 1940.Les auteurs:
Aymon BAUD est directeur du Musée cantonal de géologie de Lausanne. Il a effectué des recherches géologiques au Tibet, au Cachemire, au Ladakh et dans le Lahul.
Philippe FORÈT est géographe, sinologue et spécialiste du paysage chinois.
Svetlana GORSHENINA est historienne, spécialiste de l’Asie centrale. Citoyenne d’Ouzbékistan, elle appartient, par ses origines, à la première génération de sa famille installée en Asie centrale, où elle a entamé ses études sur l’art de l’Europe et de l’Asie centrale. Outre de nombreux articles scientifiques, elle a déjà publié aux Editions Olizane La Route de Samarcande (2000), et Explorateurs en Asie centrale. Voyageurs et Aventuriers de Marco Polo à Ella Maillart (2003).
(communiqué de presse des Éditions Olizane)

Explorateurs en Asie centrale
Voyageurs et aventuriers de Marco Polo à Ella Maillart

Svetlana GORSHENINA, Genève, Editions Olizane, 2003, 544 p.
Format 14×21 cm, broché, 20 illustrations noir/blanc, CHF 49.–
ISBN 2-88086-295-7

L’exploration de l’Asie centrale n’a pas été le fruit du hasard. Elle n’a pas davaI1tage entraîné le type d’aventures romantiques qui ont résulté, en leurs temps, de la découverte de l’Amérique ou des Indes. A la fin du XIX » siècle, cette région occupait une position ambiguë aux yeux des Européens. Selon des points de vue opposés, l’Asie centrale était alors perçue tantôt de manière élogieuse, comme le cœur du continent asiatique où fleurissaient en symbiose de grandes civilisations, tantôt avec un mépris avoué, réduite à une simple périphérie des mondes voisins qui leur paraissaient infiniment plus riches, tels que la Perse, les Indes ou la Chine…
Des pérégrinations de Marco Polo jusqu’aux aventures d’Ella Maillart en pleine période soviétique, Svetlana Gorshenina a retrouvé la trace des Occidentaux qui se sont rendus en Asie centrale, pourtant fermée durant de longues périodes aux visiteurs étrangers. Elle relate les circonstances de leurs voyages, leurs motivations, ainsi que l’héritage qui a survécu de leurs explorations et de leurs aventures. Dans ce contexte sont largement évoquées les grandes manœuvres du Great Game, la rivalité qui a opposé Britanniques et Russes pour le contrôle de cette région stratégiquement importante et qui préfigure, après un siècle de mise à l’écart, les enjeux de la géopolitique mondiale d’aujourd’hui.

L’auteure:
Svetlana GORSHENINA (voir notice précédente).
(communiqué de presse des Éditions Olizane)

Regards inédits sur le monde politique chinois
Michel HAMMER, Genève, Institut universitaire de hautes études internationales, Working Papers #00/1, 2003, 80 p.

Version pdf (438 kb).

Die Exterritorialitätsrechte der Schweiz in China (1918-1946)
ZHOU Yufang
Berne, P. Lang, 2003, 296 p. Études asiatiques suisses, monographes  n° 46, CHF 78,–
ISBN 978-3-906770-68-0

Présentation tirée du site de l’éditeur:
« Nach dem Opiumkrieg (1840-1842) wurde das chinesische Kaiserreich gezwungen, den westlichen Mächten die Exterritorialitätsrechte zu gewähren, damit die dort lebenden Staatsangehörigen der Rechtssprechung der Konsularvertretung in China unterstellt werden konnten. Entgegen anderen europäischen Staaten ergriff die Schweiz nie die Initiative zu konsularischen und diplomatischen Beziehungen. Die Schweiz liess ihre Bürger aufgrund zunehmender Handelsinteressen in China dem Schutz der Grossmächte unterstellen. Auf diese Weise genossen die Chinaschweizer die gleichen Vorrechte wie die Bürger der Grossmächte. Erst im Ersten Weltkrieg empfanden die Schweizer in China den Schutz der Grossmächte als unbefriedigend.
Die vorliegende Studie leistet einen Beitrag zur Geschichte der schweizerisch-chinesischen Beziehungen in der Zeit von 1918 bis 1946. Zentrales Thema der Arbeit sind die Exterritorialitätsrechte in China, welche die Entwicklung der diplomatischen Beziehungen der Schweiz mit China grundlegend prägen. Der Erwerb und die Rückgabe dieser Rechte unter dem Druck der internationalen Lage werden eingehend dargestellt. Die Arbeit beleuchtet auf eindrückliche Weise die Besonderheiten der damaligen Schweizer Aussenpolitik mit China.

Aus dem Inhalt
Die Exterritorialitätsrechte im Freundschaftsvertrag der Schweiz mit China – Der lange Weg zum Freundschaftsvertrag – Beweggründe für einen Vertrag – Die Initiative von Salis’ – Die Zusicherung der Exterritorialitätsrechte für die Schweiz – Die Besonderheiten des Freundschaftsvertrages – Die Stellungnahme der Schweiz zum Verzicht auf ihre Rechte – Die einseitige Erklärung Chinas über das Ende der Exterritorialitätsrechte – Verzicht auf die Exterritorialitätsrechte der Schweiz – Japans Druck auf die Schweiz – Die Schweiz im Dilemma.«Die Dissertation von Zhou Yufang behandelt ein wichtiges Thema der schweizerischen Überseegeschichte, zu der nur wenige Publikationen erscheinen. […] Das fundierte Werk basiert hauptsächlich auf Quellen des Bundesarchivs Bern und auf Unterlagen aus dem Nachlaß von Ferdinand von Salis, dem engagierten Schweizer Botschafter in Tokio, dessen Anliegen es war, die diplomatische Vertretung der Schweiz in China vertraglich zu regeln.» (Stefan Sigerist, Jahrbuch für Europäische Überseegeschichte)Die Autorin
ZHOU Yufang, geb. 1949 in China, kam nach mehrjähriger Tätigkeit als Lektorin an der «Shanghai International Studies University» über einen akademischen Austausch 1983 in die Schweiz. An den Universitäten Fribourg und Zürich bildete sie sich in Germanistik, Linguistik und Schweizer Geschichte weiter. Anschliessend Studium in Zeitgeschichte an der Universität Fribourg. Parallel zu ihrer Tätigkeit als Übersetzerin bei mehreren Schweizer Firmen auf dem Gebiete des Maschinenexportes, promovierte die Autorin im Jahre 2001 in Zeitgeschichte mit der vorliegenden Arbeit. Zur Zeit engagiert sie sich für Handelsbeziehungen der Schweiz mit China und arbeitet als Dolmetscherin u.a. beim Bund.

50 Jahre Bethlehem Mission in Taiwan 1953-2003
天主教白冷外方傳教會來台傳教50週年紀念專輯
Festschrift zum 50-jährigen Jubiläum der Bethlehem Mission Taiwan
CHIANG Guo-chang, Bethlehem Mission in Taiwan, Taidong, 2003, 159 p.
CHIANG Guo-chang - 50 Jahre Bethlehem Mission in Taiwan 1953-2003

La Chine urbaine en transition : le cas des politiques du patrimoine à Pékin
Romain FELLI, mémoire présenté pour l’obtention de la licence ès Lettres, Université de Lausanne, Faculté des lettres, Institut de géographie, 2003, 85 p.

« À la suite des réformes économiques entamées par DENG Xiaoping dès 1978, la Chine connaît un changement de son mode de production. Les villes sont les premiers réceptacles de cette transition d’une économie planifiée à un système capitaliste. Les centres anciens, en particulier celui de Pékin, sont soumis à d’intenses pressions et largement détruits. Néanmoins, certaines zones de « protection du patrimoine » ont été instituées.
Se basant sur un fondement théorique critique, largement dû à David HARVEY, ce travail interroge les modalités de protection du patrimoine dans un contexte de mutation économique. Après avoir exposé l’évolution historique de la ville et les changements structurels (économiques, sociaux, morphologiques, politiques et idéologiques) prenant actuellement place à Pékin, nous avons mené une recherche empirique sur quatre de ces zones de « protection du patrimoine ».
A Pékin, le patrimoine banal est composé de quartiers de hutong (ruelles ). Ces quartiers ont connu de fortes mutations morphologiques ces 30 dernières années afin de répondre à l’urbanisation croissante et la densification des centres en découlant. Ils sont actuellement occupés par des populations pauvres. Nous avons identifié une gestion « post-moderne » de ce patrimoine urbain. Elle se caractérise par une marchandisation des territoires, dans un contexte de compétition inter-villes accru. La priorité est donnée aux aspects esthétiques plutôt que sociaux de la protection du patrimoine. Ses modalités sont une valorisation marchande, une touristification et une muséification de ces espaces. Les pratiques et les besoins de la population en place semblent ne pas avoir été le souci majeur des politiques du patrimoine mises en œuvre. En particulier, il est prévu d’expulser d’un à deux tiers de ces populations afin de procéder à une « protection » correcte de ces espaces. »